Une erreur de casting. Une illusion. Une horrible chimère. Je suis un rêveur égaré. Un colis envoyé à la mauvaise adresse. Je ne suis pas fait pour un monde comme celui dans lequel je réside. Rien ne m'est réellement familier. Tout ceci n'est qu'un cauchemar irréel. Une vision de l'enfer. Une planète ravagée par la guerre, engendrée pour des biens matériels, ou pour de « l'argent ». Un endroit où personne ne se respecte, et où les liens ne sont qu'éphémères. La réunion de tous les défauts qu'une société puisse comporter.
Un monde où l'amour n'a pas de réelle considération. Aujourd'hui, personne n'a ce grain de folie, cette étincelle dans les yeux qui fait qu'on devient fou par amour. Une société qui ne voit jamais de gens qui abandonneraient tout pour partir avec les élu(e)s, une aventure vécue à deux. Je voudrais vivre dans un monde où l'amour est la fondation de tout. Où l'on ne souhaite pas à quelqu'un de bien travailler à l'école, ou d'avoir un bon job, mais où on lui souhaite de trouver l'amour de sa vie. De pouvoir se lever chaque matin, et de ressentir cette joie immense dans son c½ur lorsqu'il aperçoit le visage de sa bien aimée encore endormi. Je voudrais que le fait de juste regarder le ciel, allongés l'un contre l'autre, ne soit pas considéré comme « débile », ou comme « ringard ». Un monde où l'amour n'est pas une mode, mais l'objectif de l'existence de chaque individu.
Un monde où les hommes s'entretuent, pour de l'argent. Encore cette création de la société. Ces hommes sont autant esclaves du système que ceux qui se lève tout les matins pour aller travailler. Ils ont besoin de cet argent. Mais, symboliquement, ils font partie de cet engrenage économique. Ils sont prit dans la spirale.
Un monde où le sentiment de liberté n'est jamais présent. La vie est régit de règles et de devoirs envers la société. Mais des devoirs de quoi ? De quoi sommes-nous redevable ? Piégés, intégrés dès la naissance.
Un monde où la poésie n'a pas sa place, où les belles phrases sont démodées, et « has-been ». Un monde où le rêve, comme les ambitions, et les caprices, sont interdits, bannis, proscris.
Oui... Je confirme, je ne suis pas fait pour un monde comme celui là. J'essaye, me disant qu'a force de travail, je finirais par m'intégrer. Mais non. Plus le temps passe, plus je suis étouffé et déprimé par la découverte de nouvelles lois, de nouveaux « devoirs », de nouveaux « décrets ». Lorsque j'entends un mec appeler sa copine dans la rue « salope ». Quand je vois un aveugle a un feu, seul, sans personne pour l'aider à traverser. Et quand je vois toutes ces vies brisés dans les journaux, ces hommes, ces femmes, ces enfants, morts explosés, abattus, violés, noyés... Notre histoire est la plus tragique des pièces. Et nous en sommes les dramaturges. Rien ne très flatteur, malheureusement. Soyons tous honteux, devant ce triste spectacle.